Y'a pas un homme qui soit né pour ça

Le jour n'est pas levé mais ça ne change rien
Les murs sont condamnés à ne voir aucun matin
Y a qu'une lumière filasse sur le froid du carrelage
Et la peur qui vous glace, vous tasse et vous ravage

Quand ça arrive
Quand on y est
Alors on sait
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Y a pas un homme, y a pas un homme
Qui soit né pour ça

Des cris dans le couloir, le visage dans les mains
On compte l'éternité d'avoir les mêmes lendemains
On se sent seul et sale à bout de tout courage
Comme au fond d'une cale quand on sait le naufrage

Quand ça arrive
Quand on y est
Alors on sait
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Y a pas un homme, y a pas un homme
Qui soit né pour ça
Qui soit né pour ça

La nuit n'est pas levée mais ça ne change rien
La vie est condamnée à n'espérer plus rien
Et ces jours que l'on raye
Ou qu'on décide pour vous
Est-ce qu'on en sort pareil
Ou plus sage ou plus fou
Ou plus sage ou plus fou
Ou plus sage ou plus fou
Ou plus sage ou plus fou

Y a pas un homme qui soit né pour ça
Y a pas un homme qui soit né pour ça
Y a pas un homme, y a pas un homme

Y a pas un homme
Qui soit né pour ça
Qui soit né pour ça
Y a pas un homme
Y a pas un homme qui soit né pour ça

# Posté le mardi 27 juin 2006 07:57

Modifié le mardi 27 juin 2006 17:26

Voila c'est fini

Voilà, c'est fini
On a tant ressassé les mêmes théories
On a tellement tiré chacun de nôtre côté
Que voilà c'est fini
Trouve un autre rocher petite huître perlée
Ne laisse pas trop couler de temps sous ton p'tit nez
Car c'est fini...c'est fini

Voilà, c'est fini
On va pas s'dire au revoir comme sur le quai d'une gare
J'te dis seulement bonjours et fais gaffe à l'amour
Voilà, c'est fini
Aujourd'hui ou demain c'est l'moment ou jamais
Peut être après demain je te retrouverai
Mais c'est fini...hum, c'est fini

J'ai fini par me dire qu'on éviterai le pire
Qu'il fallait mieux couper plutôt que déchirer...
J'ai fini par me dire que p't'être on va guérir
Et que même si c'est non, et que même si c'est con
Tous les deux nous savons que de toutes façons...

Voilà, c'est fini
Ne sois jamais amère, reste toujours sincère
T'as eu c'que t'as voulu, même si t'as pas voulu c'que t'as eu

Voilà, c'est fini
Nos deux mains se desserrent de s'être trop serrées
La foule nous emporte chacun de nôtre côté
C'est fini...hum c'est fini

Voilà, c'est fini
Je ne vois plus au loin que ta chevelure nuit
Même si je m'aperçois que c'est encore moi qui te suis

C'est fini...hum, c'est fini

A...dieu
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# Posté le mardi 27 juin 2006 07:56

Modifié le mardi 27 juin 2006 17:27

Vent d'Orient

Tout faux, on a tout faux
On peut plus remettre les compteurs à zéro

On y va tout droit
On sait pas où ça va
C'est l'article vingt-deux
Chacun s'débrouille comme il peut

Est Ouest, uni oubli
On est pas arrivés, économie bloquée
L'écart s'est creusé, sans humanité
Y'en a un qui a trop, l'autre qui n'a pas assez

Mais le vent
Le vent vient d'Orient
Ce vent brûlant
Qui glace tout l'Occident

Mais le vent
Le vent vient d'Orient
Ce vent brûlant
Qui glace tout l'Occident

Pouvoir Etat fébrile
D'un coté à l'autre, tu joues sur un fil
Tu sais plus comment
Remonter le temps
Ni comment effacer
Toutes les conneries du passé

Robinet, fermer, banquier
Le mot d'ordre est lancé
Tout est gelé
Mais qui va payer l'papier
Le petit porteur
Celui qu'on connait par c½ur

Mais le vent
Le vent vient d'Orient
Ce vent brûlant
Qui glace tout l'Occident

Mais le vent
Le vent vient d'Orient
Ce vent brûlant
Qui glace tout l'Occident

Terrien, terrien, t'es rien
Dans le mot tout est dit, et regarde-toi bien
Tu es né un jour
Tu mourras un jour
Et entre les deux tu dois trouver l'amour

Mais rine, non rien, vraiment rien
Dans cet engrenage entropophage
Rien ne laisse venir l'été
Tu pointes au chômage
Ou bien tu es raquetté

Mais le vent
Le vent vient d'Orient
Ce vent brûlant
Qui glace tout l'Occident

Mais le vent
Le vent vient d'Orient
Ce vent brûlant
Qui glace tout l'Occident
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# Posté le mardi 27 juin 2006 07:55

Modifié le mardi 27 juin 2006 17:28

Vendeurs de larmes

Comme ces enfants de putains qui chantent
Les années soixante
Style Bob Dylan
Qui nous refourguent des chansons de rien
Juste pour nous piquer nos femmes
Petits malins chanteurs de demain
Sur de grands refrains d'hier
Piquer un sac même à un vieux
Y a vraiment pas de quoi être fier
Ni être heureux
Alors je dis

Oh oh oh oh chanteurs de charme
Oh oh oh oh rendez-nous nos femmes
Oh oh oh oh vendeurs de larmes
Oh oh oh oh trafiquants d'armes
Oh oh oh oh tous trafiquants d'armes

Oh bluesmen en paille et mal appris
Dégueulent dans micros et amplis
Qui tournent le dos à Rossini
Débutant comme des stars finies
Révolutionnaires qui comptent pour du beurre
A l'ombre d'une ville en pleurs
Piquer un sac même à un vieux
Y a vraiment pas de quoi être fier
Mon petit gars
Ni être heureux
Alors je dis

Oh oh oh oh chanteurs de charme
Oh oh oh oh rendez-nous nos femmes
Oh oh oh oh vendeurs de larmes
Oh oh oh oh trafiquants d'armes
Oh oh oh oh tous trafiquants d'armes
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# Posté le mardi 27 juin 2006 07:55

Modifié le mardi 27 juin 2006 17:30

Une place pour moi

Le feu peut bien s'y mettre
L'océan s'enflammer
C'est comme une allumette
A côté d'un baiser
Que notre terre sombre
Ou pas c'est comme elle veut
Je suis d'un autre monde
De celui de ses yeux

Elle est ma monomanie
Mon amante amie, ma mie
Que même à demi-mot, je mendie

Tant que sa main me cherche un peu
Tant que je trouve ses yeux
Tant que je l'ai là, près de moi
Là tout près de moi
Tant que sa main me cherche un peu
Tant que je trouve ses yeux
Tant que ses bras cherchent mes bras
Tant qu'elle garde une place pour moi

Que les partis débattent
Que les avis se rangent
Que les sciences constatent
La démission des anges
Que les foules défilent
Que les idées se hurlent
Je ne suis que le fil
De ses points, ses virgules

Chacun fait comme il le voit
Mais ne changez rien pour moi
Je ne risque plus rien, c'est comme ça

Tant que sa main me cherche un peu
Tant que je trouve ses yeux
Tant que je l'ai là, près de moi
Là tout près de moi
Tant que sa main me cherche un peu
Tant que je trouve ses yeux
Tant que ses bras cherchent mes bras
Tant qu'elle garde une place pour moi

Les pluies peuvent être acides
Les soleils en plomb
Qu'on tue qu'on se suicide
Qu'on aime l'accordéon
Les bombes atomiques
H ou Z, ça m'fait rire
Y a que ses rayons X
Qui me touchent à mourir
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# Posté le mardi 27 juin 2006 07:54

Modifié le mardi 27 juin 2006 17:31